Lors d’une conférence de presse tenue ce mercredi, le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, s’est exprimé sans détour sur les récentes sanctions américaines visant son prédécesseur, Joseph Kabila.
Répondant à la question d’un journaliste, le chef de l’État a livré une déclaration forte, mêlant reconnaissance et critique à l’égard de celui qui lui a cédé le pouvoir en 2018. « Les générations à venir ne retiendront que celui qui a été l’acteur clé de cette passation pacifique du pouvoir en 2018, mais aussi le fossoyeur », a-t-il affirmé.
Par ces propos, Félix Tshisekedi semble rappeler le rôle historique joué par Joseph Kabila dans la première alternance pacifique à la tête du pays, tout en dénonçant, en filigrane, ce qu’il considère comme un héritage politique controversé.
Le président congolais a également promis d’être une personne ressource pour son successeur, affirmant sa volonté d’accompagner la continuité institutionnelle et de contribuer à une transition apaisée du pouvoir le moment venu.
Cette sortie médiatique intervient dans un contexte marqué par les sanctions imposées par les États-Unis à l’ancien président, ravivant les tensions politiques et relançant le débat sur la gestion du pouvoir durant les années précédentes.
La passation de pouvoir de 2018, saluée à l’époque comme un tournant démocratique majeur en République démocratique du Congo, continue ainsi de susciter des lectures divergentes au sommet de l’État.












