Le Centre de traitement du choléra (CTC) de Pakadjuma, situé dans la commune de Limete, l’un des quartiers les plus vulnérables de la capitale, continue d’accueillir des patients atteints du choléra dans un contexte épidémiologique préoccupant.
Sur place, les règles d’hygiène sont strictement appliquées : lavage systématique des mains, port des équipements de protection individuelle, bottes aux pieds pour le personnel soignant… toutes les mesures sont mises en œuvre afin de limiter la propagation de la maladie.
Malgré ces efforts, la ville de Kinshasa enregistre encore des cas de choléra, avec la commune de Limete parmi les zones les plus touchées. Après une brève accalmie observée ces derniers jours, une recrudescence des cas a été signalée, selon les données du ministère de la Santé.
C’est dans ce contexte que le Directeur général de l’Institut national de santé publique (INSP), Dr Mwamba Kazadi Dieudonné, accompagné du Coordonnateur du COUSP de l’INSP, Dr Christian Ngandu, de l’Incident Manager Choléra ainsi que des équipes de la Direction provinciale de la santé (DPS), a effectué, ce week-end, une visite d’inspection aux Centres de traitement du choléra de Pakadjuma et de Ngiringiri.
Au CTC de Pakadjuma, première étape de la mission, le Directeur général de l’INSP a procédé à une visite approfondie des installations afin d’évaluer les conditions de prise en charge des patients et de mieux comprendre les facteurs expliquant l’augmentation récente des cas, à un moment où l’objectif demeure l’amélioration durable de la situation épidémiologique à Kinshasa et dans les autres provinces du pays.
Un briefing technique a été organisé avec les équipes de prise en charge et les partenaires présents, permettant d’analyser minutieusement les difficultés rencontrées sur le terrain et d’identifier des solutions idoines pour renforcer la riposte.
La délégation s’est ensuite rendue au CTC de Ngiringiri, où une visite similaire a été effectuée. Les équipes locales ont présenté, de manière succincte, les réalités spécifiques du centre, notamment les contraintes qui freinent une prise en charge optimale des malades et les attentes vis-à-vis des partenaires appelés à appuyer efficacement la réponse contre le choléra.
Satisfait de la franchise des échanges, le Directeur général de l’INSP a rassuré les équipes quant à la prise en compte de ces préoccupations et a promis de s’y pencher en vue de suites favorables, dans le cadre du plan national de lutte contre le choléra.
La mission s’est clôturée par une photo de famille, marquant l’engagement renouvelé de la Direction générale de l’INSP à renforcer la surveillance, la coordination et la riposte contre le choléra, en particulier dans les zones les plus vulnérables.












