Home / Uncategorized / Guinée-Bissau : les sièges de plusieurs partis d’opposition attaqués par des hommes armés

Guinée-Bissau : les sièges de plusieurs partis d’opposition attaqués par des hommes armés

La tension persiste à Bissau, quatre jours après le renversement du Président Umaru Cissoco Embalo par le général Harto N’Tam et l’arrestation de plusieurs personnalités dont les principaux dirigeants de l’opposition, a appris Guineematin.com, à travers RFI.

Tôt ce samedi, 29 novembre 2025, des militaires lourdement armés ont pris d’assaut les sièges des partis politiques de l’opposition. Le siège du PAIGC, parti historique qui a mené le pays à l’indépendance, celui du PRS, parti du candidat Fernando Dias, ont été visés par ses attaques.

« Les cadres du parti dénoncent le saccage des lieux et une tentative d’y introduire des armes pour fomenter de fausses accusations par la suite. Des militaires stationnent aux abords du siège du PAIGC », a rapporté ce média français.

« Des militaires sont postés autour du siège du PAIGC. Quelques heures plus tôt, dans la matinée, ce sont des hommes lourdement armés qui ont fait irruption dans les locaux. Ils ont chassé le personnel et saccagé les lieux, selon un responsable du parti. Notons que le siège du PAIGC se trouve juste à côté du palais présidentiel où les militaires actuellement au pouvoir se sont installés », a précisé RFI.

Dans la même lancée, RFI rapporte les propos de Muniro Conté, Le porte-parole du PAIGC, selon lesquels les cadres du parti sont « sous pression ». M. Conté dénonce un plan visant à introduire, dans leurs locaux, du matériel militaire afin de fabriquer de fausses preuves.

Toujours dans la capitale bissau-guinéenne, au nord de la ville, dans le quartier de Hafia, c’est le siège du PRS – le parti de l’opposant Fernando Dias – qui a été attaqué par des hommes armés. La Ligue des droits de l’homme le confirme, précisant que des gaz lacrymogènes ont été lancés. Tous ceux qui étaient dans le bâtiment ainsi que les passants ont pris la fuite.

Un troisième site a été visé. Il s’agit du siège de campagne de Fernando Dias, le candidat qui était soutenu par le PAIGC et qui revendique la victoire contre Embaló. L’opposant se cacherait toujours dans un lieu tenu secret, alors que son allié, l’ancien Premier ministre, Domingos Simões Pereira, est lui toujours détenu dans les locaux du ministère de l’Intérieur.

Le président de la Ligue des droits de l’homme, Bubacar Turé, rapporte par ailleurs qu’une dizaine de jeunes ayant tenté de manifester dans la capitale ont été arrêtés sans ménagement. On ne sait pas pour l’instant où ils ont été emmenés.

Entretemps, la mission de la CEDEAO qui devait arriver, ce samedi, à Bissau, a repoussé sa venue à lundi.

  • La veille pourtant, Embalo, le président déchu, est arrivé à Dakar avant de continuer ce samedi à Brazzaville, après des déclarations du Premier ministre sénégalais, la veille, qualifiant le coup-d ’Etat de combine (), visant à empêcher la proclamation de la victoire du candidat soutenu par le PAIGC, écarté lui, de la course.

Répondre

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *