Une nouvelle tragédie a frappé la province de Ituri, dans l’est de la République démocratique du Congo. Une attaque d’une rare violence, attribuée aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF), a coûté la vie à près d’une centaine de civils dans le territoire de Mambasa, selon des sources locales.
Le massacre s’est produit dans la nuit du mercredi au jeudi 2 avril dans le village de Bafwakoa, situé à environ 148 kilomètres du centre de Mambasa. D’après les premières informations, des assaillants armés ont pris pour cible la population, semant la terreur et la désolation.
Le bilan humain, encore provisoire, est particulièrement lourd. De nombreux corps ont été retrouvés le long de la Route nationale numéro 4 (RN4), témoignant de la brutalité de l’attaque. En plus des pertes en vies humaines, d’importants dégâts matériels ont été signalés : près de 60 % des habitations du village auraient été incendiées.
Cette nouvelle tuerie illustre une fois de plus la dégradation persistante de la situation sécuritaire dans la région de Mambasa, où les civils restent les principales victimes des violences armées. Les ADF, un groupe rebelle d’origine ougandaise, sont régulièrement accusés d’attaques meurtrières contre les populations locales dans l’est du pays.
À l’heure actuelle, aucune communication officielle détaillée n’a encore été publiée, et les autorités sont attendues pour confirmer le bilan et préciser les circonstances exactes de cette attaque.












