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Violences sexuelles à Salamabila: la situation est très critique (MSF)

Les violences sexuelles à Salamabila au Maniema deviennent de plus en plus préoccupantes et la psychose s’accroît dans cette partie de la RDC.

La présence élevée d’acteurs armés présents dans cette province, à propos notamment du contrôle des ressources naturelles, ainsi que la violence commise par des acteurs extérieurs au conflit, continuent d’entraîner un nombre élevé de violences sexuelles malgré le changement de contexte au fil des ans.

16445 survivantes de violences sexuelles dans la région de Salamabila ont été prises en charge par Médecins sans frontières (MSF), ce chiffre alarmant témoigne de l’ampleur d’une crise silencieuse souvent négligée et oubliée au niveau national qu’international.

Occasion pour MSF de  lancer un appel à la mobilisation afin que les avancées en matière de prise en charge des victimes et de sensibilisation dans le domaine perdurent.

Plusieurs témoignages accablants des femmes issues de la communauté et survivantes de viols :

-c’est la troisième fois, j’étais à la maison avec mon enfant qui est épileptique et nous avons toutes les deux étés violées. (Témoigne une survivante)

-« La 1ère fois je rentrais du champ…, une ASR m’a trouvée en pleurs, m’a écoutée, m’a donné un médicament et m’a orientée vers l’hôpital. J’ai été soignée gratuitement. »

C’est à la fin du mois d’octobre 2025 que les activités du MSF dans cette région prendront fin, dans un contexte de besoins accrus, de diminution drastique des financements humains et de crise dans l’Est de la RDC, Idrissa Campaore, responsable des programmes MSF au Maniema, appelle à une mobilisation urgente des autorités, bailleurs et partenaires humanitaires pour assurer la continuité de la prise en charge holistique des survivantes, pour assurer des soins de santé mentale et une protection.

Il sied de rappeler qu’en 2024, la
Province du Maniema n’avait reçu que 2,5% des fonds alloués pour la prise en charge des victimes.

Jenny Kayembe Musobola

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